LIGNE DE FRONT /// Art et Commémoration / la parole aux artistes /// Inferno.com


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Ligne De Front est une exposition archipélique initiée par Lab Labanque qui réunit onze artistes autour du centenaire de la Première Guerre Mondiale. J’ai choisi de leur poser une seule et même question : « Selon que signifie la commémoration de la Première Guerre Mondiale aujourd’hui et comment votre projet participe à sa vitalité ? ». Voici leurs réponses.

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Dominique Sampiero /

 « J’ai toujours détesté l’idée d’un devoir de mémoire. Comme un devoir d’école. Une sorte passage en force pour être sûr que je me souvienne du grand charnier de la guerre, des soldats qui se sont sacrifiés pour nous, pour moi. Avec des massacres à la pelle, la boue des tranchées et le musée des gueules cassées. Dans les années 70, le défilé du 11 Novembre était obligatoire et toutes les écoles y participaient. C’était un jour de classe comme les autres et il fallait justifier son absence. Marcher les uns derrière les autres et déposer une gerbe sur un monument dont on n’arrivait pas à lire les noms, nous faisaient attraper un rhume plutôt que l’idée du souvenir. Même la fanfare jouait mal à cause du froid. J’ai donc pris le contre-pied de tout ça en me posant une question. Comment poétiser mon rapport à l’histoire en créant un lien intime avec lui ? Comment passer du devoir à une poétique de la mémoire ? La plupart des soldats écrivaient et recevaient des lettres pendant leur mobilisation. C’est ce que j’ai demandé à 218 enfants des écoles d’Haines et des alentours : choisissez le nom d’un soldat au cimetière de Sainte-Marie et envoyez-lui une lettre que nous glisserons dans une bouteille. Parlez-lui pour le distraire dans la vie éternelle, de votre quotidien ici, de vos parents, de vos amis. Exagérez ou dites la vérité ! Imaginez les douceurs que vous déposeriez dans un colis. Dites-lui ce que vous pensez de son combat et de la guerre dans le monde aujourd’hui ! Quant à moi, c’est à John Kipling que j’ai prêté voix dans quatre lettres écrites à son père cherchant le corps de son fils sur la ligne de front du Nord, et qui mourra sans l’avoir retrouvé. »

LIGNE DE FRONT, DOMINIQUE SAMPIERO, SPARKLING LETTERS (DETAIL), PRODUCTION ARTOIS COMM_LAB-LABANQUE, PHOTO MARC DOMAGE, 2014

Giulia Andreani /

 « Quand j’ai été contacté par le commissaire du Projet Ligne de Front je n’ai pas pensé à commencer un travail commémoratif. Travailler aujourd’hui sur la première guerre se révèle être un vrai défi ; il ne s’agit pas de vouloir célébrer une victoire ou une défaite mais essayer de comprendre les enjeux d’un conflit si violent et si lointain. C’était pour moi la première fois que je remontais si loin dans le flux de documents historiques du 20ème siècle. Je ne pouvais pas m’empêcher de me dire que cette guerre est une sorte d’horrible matrice pour des guerres qui se perpétuent aujourd’hui à 100 ans de distance et à quelques kilomètres de notre petite vieille Europe bien tranquille, gardée sous la cloche en verre des neoguerres froides et médiatiques (pour citer Umberto Eco). Le conflit de 14-18 a crée une rupture qui nous a basculé dans le monde tel qu’on le connaît aujourd’hui, une rupture surtout sociale, comme Stefan Zweig le décrit si bien dans Le monde d’hier : Souvenirs d’un Européen.

Ayant déjà travaillé sur le rôle des femmes au sein de la Résistance au début des années 40, je me suis posée la question de quel avait été le rôle des femmes au sein de la Première Guerre. Les écrits scientifiques se trouvent être peu nombreux à ce sujet, les monuments historiques en France témoignent d’un vide de mémoire vis-à-vis d’une partie de la population qui a été peu active sur le Front mais qui a participé massivement à l’effort de guerre. En m’appuyant sur des archives de la région du Nord-Pas-de-Calais mais aussi sur des ouvrages d’Histoire (Les femmes, actrices de l’histoire de Yannik Ripa) je me suis penchée sur la question de l’image de la femme véhiculée au cours de la Grande Guerre : largement utilisée dans des affiches et des photographies de propagande, l’image de la femme a revêtu différents rôles pendant la première guerre mondiale : mère de famille, fiancée docile, travailleuse acharnée mais aussi femme de plaisirs, veuve éplorée, gréviste pacifiste…

J’ai voulu me concentrer sur le changement que cette guerre a porté avec sa violence au niveau de la prise de conscience des femmes de leur manque de place dans la société mais aussi sur la question du genre. En prenant la place des hommes surtout dans le milieu du travail, en devenant maire alors qu’l n’y avait pas de droit de vote pour elles, en menant des grèves pour leurs droits ces femmes que j’ai peint, de toute classe sociale confondue ont initié sans le savoir une mutation au sein de la société française.

Elles ont « changé l’habilles » se sont « travesties » (vestem muto) en imitant timidement ces hommes qui étaient les seuls acteurs dans la société jusqu’à ce moment. Cette guerre n’a pas été émancipatrice : des militantes comme Helen Brion furent emprisonnées ; le féminisme était condamné violemment car il rimait avec pacifisme et donc avec disfatisme ; après 1918 la politique vis-à-vis des droits des femmes fit des grands pas en arrière ; Pétain in primis condamna la « féminisation de la société » étant pour lui la cause de la défaite de la France dans le deuxième conflit mondiale…

Néanmoins, ces visages de femmes parfois couverts de masques à gaz, sous le bandeau de la croix rouge, un casque de pompier ou un chapeau de cheminotes réveillent pour moi cette mémoire oubliée et fonctionnent comme les germes de l’émancipation des femmes. »

 

Claude Lévêque /

 « Quand on vend du matériel, c’est pour que les clients s’en servent »

Serge Dassault

Éclats, Ligne de Front, La Couture été 2014.

J’ai choisi d’intervenir dans le village de La Couture, entre le monument aux morts et l’église, pour y poser un container maritime déchiré en quatre parties, comme frappé par un obus. Un cyclone dans le crâne qui renvoie aux destructions de la boucherie que fut 14 -18. Miroir paroxystique d’aveuglement, de traumatisme et de mutilation des Gueules Cassées. La guerre est le pinacle d’une situation économique détériorée, relayée par les ventes d’armes destructrices des grandes puissances mondiales. Solution finale à la misère ! De l’anéantissement des guerres ressurgi, sur les décombres, les nouvelles convenances de domination. Ce système pernicieux est plus que jamais d’actualité dans le monde d’aujourd’hui. Même si des tactiques défensives peuvent être envisagées, le sacrifice d’une génération autour d’une certaine idée patriotique (travail-famille-patrie) est une perte sans retour. Si le devoir de mémoire est essentiel pour les martyrs, la commémoration est stérile si elle n’est pas un ultime avertissement pour le futur.

Je suis viscéralement antimilitariste. Ni dieu, ni maitre, ni militaires !

Claude Lévêque

Le monument de La Couture, dans le Pas de Calais, rend hommage aux combattants portugais tombés sur les champs de bataille pendant la Première Guerre mondiale.

Rossella Piccinno /

 « La Première Guerre mondiale naît avec le concept de modernité, avec une foi aveugle dans le progrès et dans un monde nouveau qui serait né après l’apocalypse et la table rase provoquées par le conflit mondial. Je pense qu’aujourd’hui, pendant ces temps de crise, en relisant le passé, nous pouvons apprendre la grave erreur de cette utopie : il n’y a aucune catastrophe qui peut être salvatrice, ni aucun progrès qui puisse être tel sans un respect profond et attentif pour la vie dans toute la planète.

  Un travail de mémoire sur la Grande Guerre peut avoir du sens seulement si, à travers le passé, nous sommes en mesure d’interroger de façon critique le présent.

  Lorsque j’ai commencé à travailler sur mon film « In limine » pour l’exposition « Ligne de Front », j’ai commencé en me posant des questions assez simples, comme pour exemple : « Pourquoi la guerre existe-elle encore aujourd’hui, malgré tous les discours sur la paix et les commémorations ? A quoi ça sert la mémoire, si on continue également de faire d’autres guerres ? Est-ce que ça serait peut-être mieux de ne pas se souvenir du tout ? ». On sait bien que la guerre n’est pas faite par les individus, sans doute le mal est présente dans chacun de nous mais les guerres, en tant que telles, concernent les groupes, elles impliquent la psyché collective, elles sont faites par les sociétés, par les peuples, par les nations. Les guerres sont souvent une question d’identité collective, la ligne de front n’est pas toujours une tranchée creusée dans le sol mais elle est souvent un confine identitaire imaginaire qui nous sépare du reste du monde et qui nous empêche la création d’une conscience planétaire.

LIGNE DE FRONT, ROSSELLA PICCINNO, IN LIMINE (1), PRODUCTION ARTOIS COMM_LAB-LABANQUE, 2014

LIGNE DE FRONT, ROSSELLA PICCINNO, IN LIMINE (1), PRODUCTION ARTOIS COMM_LAB-LABANQUE, 2014

Commémorer un conflit comme la Première Guerre Mondiale, qui a été essentiellement une guerre de nations, à mon avis, aujourd’hui, peut avoir du sens seulement si on relativise la notion de patrie et de nation à notre propre présent, à nôtres villes multiethniques, à notre façon de vivre cosmopolite. Nous faisons partie d’un marché mondial et, à travers les médias, nous vivons dans le village global, notre temps nous invite à réfléchir sur le fait que notre vraie patrie est le Monde. Les commémorations souvent obéissent à une idéologie de la mémoire qui glorifie les morts afin de convaincre les vivants d’enrichir les rangs de ceux qui seront prêts à mourir encore. Dans ce sens, je suis contraire aux commémorations, comme je suis aussi contraire à l’hypocrisie et à la rhétorique sur la paix.

 Dans mon film « In limine » je cite une phrase de James Hillman, prise par son livre « Un terrible amour pour la guerre », c’est une phrase qui dit: « La guerre fait partie de notre âme en tant que vérité archétypique du cosmos ». Je pense que cela signifie que la guerre fait partie des lois universelles, qu’elle ne peut pas être supprimée, qu’on peut juste essayer de la contenir, de la ralentir, de la limiter.

Comme le dit encore Hillman « La guerre demande qu’on lui donne un sens, un sens qu’on découvre au milieu de son chaos ». Les commémorations et le travail de mémoire sont importants dans ce sens, pour créer une connaissance et une conscience de la guerre qui puisse nous aider à lui donner du sens. Supprimer le mot guerre du langage, en le remplaçant par des expressions comme, par exemple, mission de paix ne nous aide pas à donner un sens à la guerre mais ça la transforme dans quelque chose d’abstrait, de lointain, qui nous soulève de toutes responsabilités et qui nous pousse à déléguer tous les discours et les choix sur la guerre à ceux qui l’ont choisie comme profession.

En travaillant sur mon projet, je suis allée à la recherche du sens, je me suis questionnée sur le pourquoi de la mémoire et sur comment aurait été possible de créer un discours sur la mémoire de la guerre dans un langage contemporain. Je voulais éviter la rhétorique, les célébrations et, aussi, je ne voulais pas exploiter des images d’archives. Le défi était assez difficile parce que mon projet visait sur une histoire en particulière, celle du Christ des tranchées, qui est aussi une image, une carte postale de l’après guerre qui est devenue une sorte d’icône.

LIGNE DE FRONT, ROSSELLA PICCINNO, IN LIMINE (2), PRODUCTION ARTOIS COMM_LAB-LABANQUE, 2014

LIGNE DE FRONT, ROSSELLA PICCINNO, IN LIMINE (2), PRODUCTION ARTOIS COMM_LAB-LABANQUE, 2014

Celle du Christ des tranchées est un récit que le temps et l’histoire officielle ont complètement cristallisé. Cette statue tombée d’un calvaire détruit par les bombardements, à Neuve-Chapelle, a été récupérée par les troupes portugaises dans leurs tranchées et elle a été utilisée en tant qu’objet apotropaïque. La statue mutilée des jambes et de la main droite, a été retrouvée après la guerre et a été posée aux pieds d’un nouveau calvaire, au centre du village, où elle est restée pendant 40 ans. En suite, le gouvernement portugais à demandé à la France cette statue au fin d’en faire un monument national à la mémoire des soldats inconnus.

Je me suis demandée, au-delà de la rhétorique patriotique qui associe le sacrifice du Christ à celui des soldats, quoi d’autre ce symbole pouvait signifier. J’ai découvert qu’il pouvait être un paradigme de la “nécessité de récit” qui se cache derrière les dates et derrière les statistiques si peux emphatiques du langage historique. L’Histoire se nourrit d’histoires. Les objets et les lieux de mémoire sont les véhicules de ces histoires dont nous avons besoin pour établir un contact profond avec le passé. Comme il est écrit au début de mon film: « Au cours du temps, objets et lieux continuent de nous parler comme nous leur parlons. Les récits qui naissent d’un espace de mémoire changent et se renouvellent. Lorsque la blessure devient moins douloureuse et entame sa cicatrisation, l’espace de la mémoire ne nous parlera plus de la même façon. Il aura englouti le temps, le notre que nous lui donnons lors de chaque rite, cérémonie ou passage privé. Il nous demandera alors de toujours parler et d’écouter autrement ».

En réalisant mon projet, je me suis mise à l’écoute des différents lieux de mémoire liés à cette histoire. J’ai découvert qu’autour de ce symbole du Christ des tranchées il y avait plusieurs seuils de mémoire et c’est justement de ça qui parle « In Limine », dont le titre signifie précisément « sur le seuil ». Comprendre que la mémoire n’était pas seulement celle de la Grande Histoire, qui monumentalise et cristallise les récits, mais qu’elle est constituée par des différents niveaux, a été pour moi le début d’un processus qui m’a permis d’établir un dialogue actif avec cette narration. Je suis allée sur les traces de la mémoire physique en me baladant parmi les ruines des abris allemands et les cimetières militaires. En suite, j’ai cherché des traces émotionnelles. Je suis allée à la rencontre des gens et j’ai trouvé des souvenirs privés, qui m’ont renvoyée au travail de deuil. J’ai commencée à sentir que la mémoire était vibrante, vivante, et j’ai pu résonner avec elle dans une relation créative. Cela m’a permis d’agir finalement sur un niveau esthétique, en recréant l’image du Christ des tranchées dans le présent, en arrivant finalement à répondre, avec mon travail, à cette voix du passé. »

Philippe Manière & Tristan Senet /

 Dans l’installation « En deçà, au-delà », mes deux propositions picturales « C’est nous qui avons fait ça ! » et « Une peinture d’histoire pour les humbles » entrent en résonnance avec le film « Arf a mo » réalisé par le vidéaste Tristan Senet dans lequel j’ai créé les séquences animées.

J’ai toujours considéré la commémoration avec une certaine méfiance : à mon sens, on commémore souvent pour mieux enterrer, pour mieux camoufler des problèmes humains souvent insolubles et pourtant toujours vivaces dans les conflits actuels.

J’interroge dans mon travail pictural les systèmes formels de la Modernité, ainsi que les utopies modernistes dans leurs conséquences humaines. La mémoire collective y est sollicitée de manière récurrente et je tente de l’incarner par sédimentation voire par télescopage de réalités multiples.

La Modernité commence paradoxalement, non dans ses prémices, mais dans les faits, avec la première guerre mondiale, qui fera basculer l’Europe dans une logique mécanique, industrielle et scientifique encore jamais atteinte jusque-là. Une certaine abstraction du monde s’impose alors comme un nouveau paradigme. Comme le soulignaient Walter Benjamin et Hanna Arendt, l’Histoire est toujours écrite par les vainqueurs. Or, cette guerre cataclysmique n’a fait aucun vainqueur dans les rangs des fantassins. L’Europe toute entière s’est retrouvée, sous couvert de patriotisme, dans un conflit à la solde de l’industrie lourde et de la finance.

C’est suivant cette problématique que nous avons proposée à Philippe Massardier, commissaire artistique de Ligne de Front, une scénographie reposant sur un dispositif pictural en résonance avec deux installations vidéographiques.

LIGNE DE FRONT, PHILIPPE MANIERE, En dec¦ºa¦Ç Au-dela¦Ç (DETAIL), PRODUCTION ARTOIS COMM_LAB-LABANQUE, PHOTO MARC DOMAGE, 2014

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LIGNE DE FRONT, VUE GENERALE, PRODUCTION ARTOIS COMM_LAB-LABANQUE, PHOTO MARC DOMAGE, 2014

Ligne de Front

Du 14 juin au 28 septembre 2014

 Ligne de Front est une exposition qui participe à la commémoration du 100e anniversaire du déclenchement en 1914 de la Première Guerre mondiale. Ligne de Front est reconnue projet d’intérêt communautaire Artois Comm. et a reçu le label de la Mission Centenaire.

  • Ligne de Front est une exposition-parcoursreliant 10 communes de la Communauté d’agglomération de l’Artois, Artois Comm., et proposant sur chaque site une exposition historique Cette exposition, à vocation pédagogique, présente les grands traits de l’histoire du territoire et de ses populations militaires et civiles pendant la Grande Guerre. Elle se développe en dix parties dotées d’une identité graphique commune. Les visiteurs sont invités à parcourir l’exposition, intégralement ou partiellement, au gré de leurs déplacements sur le territoire. Chaque partie est conçue de façon autonome, sans pour autant être déconnectée des autres, invitant ainsi le visiteur à poursuivre son parcours. Le commissariat de l’exposition est confié à Bertrand Lecomte.
  • une exposition artistique (création) : onze artistes dans dix communes proposeront une œuvre en écho avec cette « der des der » qui ne le fût pas. Vous pouvez découvrir les œuvres originales, conçues pour Ligne de Front, de Rossella Piccinnoà Neuve-Chapelle, Giulia Andreani à Richebourg, Claude Lévêque à La Couture, Tristan Senet & Philippe Manière à Festubert, Jan Kopp à Givenchy-lès-la-Bassée, Laurent Sfar à Cuinchy, Olga Kisseleva à Cambrin, Denis Darzacq à Auchy-les-Mines, Dominique Sampiero à Haisnes-lès-la-Bassée et Sophie Ristelhueber à Vermelles.

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Rosella Piccinno : http://rossellapiccinno.wordpress.com/

Giulia Andreani : http://www.giuliaandreani.blogspot.fr/

Claude Lévêque : http://claudeleveque.com/fr/home/

Tristan Senet : http://www.tristansenet.fr/

Philippe Manière : http://www.philippemaniere.fr/

Jan Kopp : http://www.jankopp.net/cms/

Laurent Sfar : http://www.lieuxcommuns.free.fr/pages/sfar.html

Olga Kisseleva : http://www.kisseleva.org/

Denis Darzacq : http://www.denis-darzacq.com/

Dominique Sampiero : http://www.m-e-l.fr/fiche-ecrivain.php?id=859

Sophie Ristelhueber : http://www.galeriepoggi.com/fr/artistes/diaporama/3361/sophie-ristelhueber

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+ INFERNO / http://inferno-magazine.com/2014/09/08/ligne-de-front-art-et-commemoration-la-parole-aux-artistes/

++ LIGNE DE FRONT / http://www.lignedefront.eu/

+++ LAB LABANQUE /  http://www.lab-labanque.fr/node/77

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