[PUBLICATION] Fatima Mazmouz – L’art d’engager la conversation /// KATHARSIS – Espace Lally, Béziers

Fatima Mazmouz

L’art d’engager la conversation

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« Si les femmes ne se battent pas pour le droit de choisir ce qui arrive à leur corps, nous risquons de renoncer à nos droits dans tous les autres domaines de la vie. »

bell hooks – Tout le monde peut être féministe (Ed. Divergences, 2020)

« Ce que j’ai le plus regretté, c’étaient mes silences… Et il y a tant de silences à briser. »

Audre Lorde (1977)

Fatima Mazmouz est une artiste autodidacte. Elle se positionne depuis le début de sa carrière comme une artiste chercheuse. Sa pratique est pluridisciplinaire puisqu’elle allie les médiums de l’image à l’écriture, en passant par l’installation, la performance, la vidéo ou encore la sculpture. Très vite, elle fait de son corps et de son expérience personnelle la matière principale de sa réflexion critique et plastique. Fatima Mazmouz situe son corps : une femme cisgenre, marocaine/française, vivant et travaillant entre la France et le Maroc, une mère, une chercheuse, une citoyenne consciente et féministe. Elle est aussi artiste. En ce sens, elle analyse l’héritage artistique et culturel double dans lequel elle s’inscrit. L’histoire est sa seconde matière : histoire des femmes, histoire de l’art, histoire des civilisations judéo-chrétienne et arabo-musulmane, histoire coloniale.

L’ensemble de sa recherche porte un titre manifeste : Les ventres du silence, Pouvoirs et contre-pouvoirs. Le corps des femmes est placé au cœur de ce projet que Fatima Mazmouz déploie dans le temps et dans l’espace géographique. Au sein d’une pensée constituée d’entrelacs et d’intersections, l’artiste pense le corps comme une matrice qui articule le corps exilé, le corps migrant, le corps rompu, le corps actif, le corps magique, le corps mère, le corps colonial, le corps autonome, le corps résistant, le corps culturel et cultuel. Des corps qu’elle active plastiquement pour formuler une critique radicale des assignations sexistes et du contrôle (patriarcal et impérialiste) des femmes. À la manière des poupées russes, Fatima Mazmouz crée des imbrications entre les histoires, les corps, les situations traumatiques, les conditions de vie et les représentations. Ces analogies tant plastiques que conceptuelles croisent les exploitations, les exclusions et les oppressions pour formuler, au fil des œuvres, une pensée pleinement intersectionnelle.[1]

Il faut qu’on parle

Fatima Mazmouz incarne le féminisme intersectionnel de par son histoire, son expérience personnelle et ses engagements. En ce sens, elle entrecroise les problématiques pour se défaire des idées reçues, des violences et des non-dits. Elle ambitionne ainsi de prendre les tabous à bras le corps pour les expliciter, les visibiliser, leur donner des réalités plurielles : des mots, des voix, des corps. Il s’agit pour elle d’en finir avec l’éternelle confusion qui maintient et cultivent les systèmes de domination, d’oppressions, d’assignations et de violences. Le silence est commode. Il favorise la perpétuation des privilèges et des mécanismes (sexuels et économiques) de la domination. La parole menace et déstabilise ces mécanismes puissants. « Notre colère vous dérange, notre silence vous arrange ».[2] Alors, au silence mortifère et destructeur, Fatima Mazmouz engage la conversation, d’abord avec elle-même et ensuite avec nous. L’artiste impose le débat : « Il faut qu’on parle ».

En 1977, Audre Lorde déclare : « La raison du silence, ce sont nos propres peurs, peurs derrière lesquelles chacune d’entre nous se cache – peur du mépris, de la censure, d’un jugement quelconque, ou encore peur d’être repérée, peur du défi, de l’anéantissement. Mais par-dessus tout, je crois, nous craignons la visibilité, cette visibilité sans laquelle nous ne pouvons pas vivre pleinement. »[3] Quarante ans après la déclaration d’Audre Lorde, nait le mouvement #metoo. Partout dans le monde, nous sommes en effet arrivé.es à un point de rupture collective. #meetoo et de nombreux autres mouvements de paroles attestent de colères – du besoin impérieux de les exprimer, de les raconter et de les partager. « Silence égale mort. » Un point de rupture où la conversation, la confrontation des points de vue et des expériences sont urgentes. Les injustices, les violences, les culpabilités, les illégitimités, les exploitations et les soi-disant dénis sont trop lourds à porter non seulement pour les femmes, mais aussi pour toutes les personnes que les dominant.es se plaisant à qualifier de « minorités ». Minorités par rapport à qui ? Qui décide des marges et du centre ? Fatima Mazmouz rompt avec les silences et les aveuglements. Par ses œuvres protéiformes, elle engage une conversation à laquelle il nous faut consacrer du temps parce qu’elle est trouble et difficile. Elle nous renvoie à nos responsabilités, nos expériences personnelles, nos choix, nos propres silences, à une charge historique et actuelle que nous portons dans nos chairs.

Fatima Mazmouz : « L'appareil photo est cette autorité absolue qui me  permet d'avancer » | Actuphoto

Mon corps, mes choix

Le projet global, Les ventres du silence, allie les problématiques de l’avortement, du travail du sexe, du colonialisme, de la maternité et de la privation des savoirs ancestraux. Fatima Mazmouz pense (panse) à partir d’un corps pluriel : rompu, pansant, colonial et magique. Un corps où se rencontrent les archétypes féminins, celui de la mère, de la travailleuse du sexe, de la sorcière. Des archétypes puissants que le patriarcat stigmatise, décourage, assassine et isole.

« Mon corps m’appartient. » Le corps rompu engage la conversation à propos de l’avortement, en tant que droit, en tant que choix. La série photographique intitulée À Corps Rompu (2015) est formée d’une vingtaine d’images. Il s’agit d’autoportraits de l’artiste qui apparaît selon des postures et des situations sur un fond rouge.[4] Elle porte une culotte blanche. Elle est allongée, auréolée de couteaux, recouverte d’un linceul rouge, debout dans une poubelle, tête baissée, l’entrejambe ensanglanté, la culotte remplie d’explosifs. Une des images frappe particulièrement : l’artiste nous regarde fixement, d’un air serein et déterminé, elle appuie la pointe de la lame d’un long couteau contre le bas de son ventre. Elle n’est pas résignée, pas victime, bien au contraire elle fait ici un choix, en conscience. La série explore à la fois l’expérience intime du choix et celle de la violence de l’oppression sociétale. Le projet critique de Fatima Mazmouz se défait d’une pensée binaire qui simplifie trop souvent la réflexion. Les choix sont pluriels. Celui de refuser de porter un enfant, comme celui de le porter.

 « Un enfant si je veux, quand je veux ». Alors, si les tenant.es du patriarcat souhaitent réduire les femmes à des corps reproducteurs obéissants et silencieux, Fatima Mazmouz prend le contre-pied de cette assignation et crée le personnage de Super Oum.[5] Par son personnage, l’artiste nous invite à discuter des corps des mères plus spécifiquement. Par, elle, l’artiste se fait le porte voix des mères.[6] Super Oum, incarnée par l’artiste elle-même, fait l’objet de portraits photographiques, de vidéo, d’œuvres graphiques et d’installations. Elle est vêtue de noir : une cape en plastique, une cagoule de catcheuse, des bottes en cuir, un soutien-gorge et une culotte. Son ventre rond est constamment mis en avant. Super Oum est une super héroïne du quotidien. L’œuvre vidéo éponyme montre, non sans une grande dose d’humour et d’absurdité, une guerrière sexie qui s’attelle tour à tour à faire le ménage, à prendre soin d’elle, à faire du sport, à jouer, etc. Super Oum n’est pas un corps passif et inactif. Bien au contraire, elle affronte avec détermination son quotidien.

[TALK] FATIMA MAZMOUZ /// The Mosaic Rooms – London | Julie Crenn

L’artiste s’attache alors à transformer les représentations et à retrouver l’empuissancement ancestral et actuel des archétypes ici réincarnés. La travailleuse du sexe fait partie intégrante de ces archétypes. Marie Rouge écrit : « Puisque la stigmatisation de la figure de la prostituée permet de créer une identité de genre séparée au sein de la classe des femmes, elle a également pour fonction d’être un contre-modèle aux statuts légitimes d’épouse et de mère (par exemple). L’injure «pute» ne sert donc pas seulement à stigmatiser les travailleuses du sexe mais toute initiative ou prise de liberté des femmes, toute forme de rébellion ou d’affirmation et toute forme de transgression de genre. »[7] Fatima Mazmouz se plonge ainsi dans la question du travail du sexe durant la période coloniale au Maroc. La série photographique intitulée Bouzbir (débutée en 2014) traite à la fois de la représentation des femmes à Casablanca pendant la période coloniale, ainsi que leur condition de vie et la manière dont elles étaient sexuellement exploitées. L’artiste se concentre sur le quartier de Bouzbir, qui était le territoire de l’armée française. Un territoire où les femmes, et notamment les jeunes filles mineures se prostituaient et/ou étaient exploitées. Dans le système colonial, Françoise Vergès parle de la racialisation du ventre des femmes – le corps des femmes est instrumentalisé, colonisé, violé, assassiné. « L’histoire de la gestion du ventre des femmes dans les Sud fait apparaître non seulement l’assignation des femmes à la reproduction, mais [aussi] la dimension racialisée de cette assignation. »[8] Fatima Mazmouz travaille à partir d’archives photographiques représentant les femmes de Bouzbir. Les archives sont retravaillées de l’intérieur puisque leurs trames sont recomposées. Les images rouges et blanches sont pixélisées. Il nous faut nous approcher pour découvrir qu’elles sont constituées d’une multitude de motifs issus d’une imagerie médicale : des utérus malades et des vulves. Ces dernières traduisent « la sexualité, deviennent le territoire d’un enjeu de pouvoir : des vulves expression de l’articulation sexualité/domination de l’intime/domination de l’espace du politique. » (Fatima Mazmouz, 2014). Une réflexion que l’artiste déploie à travers différentes œuvres où le motif de l’utérus est déplacé vers d’autres champs de réflexions comme les violences domestiques, le racisme, la transphobie, le viol ou encore le harcèlement moral et sexuel. Malformations (2016) est une œuvre murale formée de plaques métalliques rouges ajourées. À la manière des dispositifs signalétiques de sécurité, elles représentent en creux des utérus accompagnés de mots en français, anglais et espagnol : humiliacion, exclusion, reject, violencia. L’œuvre manifeste la portée collective et transculturelle d’un système dominant. Une autre série de dessins, Inquisition (2020), établit des liens entre les motifs d’utérus et une histoire/actualité des châtiments religieux. Les corps et motifs sont dessinés à la ligne claire noire sur papier blanc. Fatima Mazmouz y parle de la longue histoire immorale des femmes enfermées, répudiées, assassinées, torturées au nom des religions monothéistes. Au bûcher, les sorcières…

Le personnel est collectif

Parce qu’elle se situe dans une pensée féministe, intersectionnelle et décoloniale, Fatima Mazmouz réalise des œuvres qui attestent d’un corps collectif. Le slogan historique résonne fortement au creux de sa pratique et de ses engagements : personnal is political (« le personnel est politique »). L’artiste s’engage à explorer l’avortement, la maternité, le travail du sexe, la sorcellerie, la magie ou l’exil, à partir de corps spécifiques qui sont eux-mêmes composés d’une constellation de corps. Elle s’appuie sur son expérience personnelle pour investir la question de la maternité. Son corps devient la matrice des expériences féminines. En ce sens, la multiplication des silhouettes du corps de l’artiste enceinte, découpées dans les tissus d’ameublement pour l’installation Super Oum (2012). La même silhouette apparaît dans l’installation photographique intitulée Les Mères Patries (2013), où chaque corps incarne le drapeau d’un pays du monde. Plusieurs séries photographiques manifestent ces corps pluriels par l’utilisation de motifs spécifiques (des utérus, des vulves). Ces derniers trament littéralement les images : les travailleuses du sexe de Bouzbir, les chikhates, les sorcières, les magiciennes et les guérisseuses.[9] Fatima Mazmouz fabrique un espace de représentation pour les « mal-aimées », les femmes exclues, opprimées, assassinées. Des femmes libres qui dérangent l’ordre patriarcal. Elles sont autonomes, indépendantes, émancipées, résistantes, vulnérables et guerrières. Elles disposent de pouvoirs et de savoirs qu’elles transmettent de génération en génération. Pour toutes ces raisons, elles représentent des menaces envers la pensée dominante. Fatima Mazmouz construit un espace de représentation d’empuissancement (empowerment) pour toutes les femmes invisibilisées et silenciées. Par l’image, l’artiste brise les silences et répare une histoire collective.

Fatima Mazmouz: l'artiste qui interpelle avec son corps

« La résistance, c’est la forme active de l’indignation. »[10] Fatima Mazmouz prend part à une histoire de l’art transculturelle où les femmes artistes ont choisi la voie de la résistance. Avant elle et avec elle, Artemisia Gentileschi, Frida Kahlo, Claude Cahun, Louise Bourgeois, Niki de Saint Phalle, Dorothy Iannone, Faith Ringgold, Judy Chicago, Gina Pane, Salima Hashmi, Ana Mendieta, Raymonde Arcier, Léa Lublin, Suzanne Lacy, ORLAN, Marina Abramovic, Annie Sprinkle, Tania Bruguera, Tsuneko Tanuichi, Esther Ferrer, Pushpamala N., Ghada Amer, Shirin Neshat, Tracey Rose, les Guerilla Girls, Pilar Albarracin, Kara Walker, Béatrice Cussol, Ellen Gallagher, Billie Zangewa, Hsia Fei Chang, Roberta Marrero, Zanele Muholi, Kubra Khademi, Zainab Fasiki et tant d’autres. Elles ont engagé et continuent d’engager la conversation. A l’image d’Adèle Haenel qui déclare : « Selon moi, l’enjeu politique de l’art se situe surtout dans la subversion du regard, dans le fait de ʺremplacer les évidences par des questions brûlantesʺ. Parce que ça me semble être ça, l’ordre. L’ordre du silence. Qu’est-ce qu’on est censé voir ? Qu’est-ce qu’on est censé entendre ? […] L’enjeu c’est d’explorer non pas ce que l’on n’a pas encore vu, mais ce que l’on ne voit pas dans ce que l’on regarde. »[11]

Depuis longtemps, les femmes artistes déconstruisent et repensent (repansent) de manières réjouissantes et radicales une histoire et des expériences communes.[12] Elles ont donné et donnent des formes plastiques aux violences perpétrées en héritage. Aujourd’hui, grâce aux efforts et aux combats cumulés, la conversation devient enfin possible. Grâce à des alliances sororales, dans l’espace médiatique, nous discutons de viol, de féminicide, de charge mentale, de femmes trans, de travail gratuit, du travail du sexe, de racisme systémique, de classisme, de la précarité des mères célibataires, de violences gynécologiques, de grossophobie et tant d’autres « questions brûlantes ». Les problématiques liées aux corps et aux conditions d’existence des femmes trouvent progressivement leur place dans cette longue et dense conversation. Les œuvres de Fatima Mazmouz engagent à parler, à débattre, à refuser les déterminismes excluants, à imposer le droit et la liberté pour toustes de choisir et de parler pour soi.


[1] À propos de l’intersectionnalité comme outil de pensée critique, Sarah Mazouz écrit : « Ce concept permet donc d’affiner l’analyse des rapports de pouvoir et de penser l’articulation – et non l’addition – entre le genre, la race ou la classe, mais aussi d’autres catégories comme l’âge, la validité ou la sexualité. Tout ceci selon différentes interactions, différentes institutions, différentes situations historiques. » Voir : LEPINARD, Eléonore ; MAZOUZ, Sarah. Pour l’intersectionnalité. Paris : Editions Anamosa, 2021.

[2] Les slogans qui apparaissent en mauve dans le texte sont issus des manifestations féministes, queer et décoloniale, historiques et actuelles

[3] « The transformation of silence into language and action » – conférence donnée en 1977 à Chicago. LORDE, Audre. Sister Outsider : Essais et propos sur la poésie, l’érotisme, le racisme, le sexisme… Editions Mamamelis, 2018.

[4] Le rouge est une couleur qui traverse l’ensemble de l’œuvre de Fatima Mazmouz. Elle écrit : « C’est la couleur du ventre quand c’est chaud. C’est la couleur du silence quand l’indicible ne peut plus être tu. C’est la couleur du sang et des liens, celle de l’ancrage, des racines, celle de la révolte et des révolutions, celle de la colère mais aussi de l’amour et de la passion, c’est la couleur du feu et de la forge, de ma terre, c’est aussi la couleur pour moi de la détermination mais aussi du sensible. De la survie. Du Cri. C’est aussi la couleur de la profondeur et du sacré. » (mai 2021)

[5] Oum signifie « mère » en arabe.

[6] A lire : OUASSAK, Fatima. La Puissance des mères – Pour un nouveau sujet révolutionnaire. Paris : Editions La Découverte, 2020.

[7] ROUGE, Marie. « Le féminisme pute pour les nulLES » in Libération, 21 juillet 2018.

[8] VERGES, Françoise. Le Ventre des femmes – Capitalisme, racialisation, féminisme. Paris : Albin Michel, 2017, p.12.

[9] Les sorcières et les guérisseuses jouent un rôle important dans le projet intitulé Des Monts et des Mères Veillent – Le Corps Magique, à travers laquelle Fatima Mazmouz met à jour des rituels, des savoir-faire, des pouvoirs que les femmes se transmettent de génération en génération, au Maroc, comme en France.

[10] Fatima Mazmouz, 2021.

[11] JEAN-CALMETTE, Aïnhoa & DE LOGIVIERE, Jean-Roch. « Conversation avec Gisèle Vienne, Adèle Haenel & Ruth Vega Fernandez », in Mouvement.net, avril 2021.

[12] En 2012, Fatima Mazmouz réalise une œuvre, Je panse donc je suis. L’artiste reprend es codes à la fois du slogan militant et de l’enseigne marchande/publicitaire pour infuser un message invitant à l’effort de réparation individuelle et collective.


HERstory / Le Cube – Independent Room, Rabat.
1-54 Contemporary African Art Fair

Publication éditée à l’occasion de l’exposition KATHARSIS – Espace Lally – Béziers
> 05/05 au 31/08/2021

Espace Lally
31, rue du 4 Septembre – BEZIERS
Entrée libre – du mardi au samedi 15h > 19h
Tél. 06 16 67 44 15

+ https://fatima-mazmouz.com/

++ https://www.espacelally.com/

+++ https://www.galerie127.com/fatima-mazmouz/

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