[EXPOSITION] EVEN THE ROCKS REACH OUT TO KISS YOU /// TRANSPALETTE – Bourges


Nadja Verena Marcin Jedi – 2016 – C-print – 120 x 64.4 cm

Even the rocks reach out to kiss you

Transpalette – Bourges

[9 octobre 2020 – 16 janvier 2021]

Commissariat : Julie Crenn

——————————————————————————————————————–

Artistes invité.e.s : Laëtitia Bourget, Craig Calderwood, Marinette Cueco, Gaëlle Choisne, Odonchimeg Davaadorj, Emma Di Orio, Vidya Gastaldon, Lundy Grandpré, Balthazar Heisch, Suzanne Husky, ïan Larue, Nadja Verena Marcin, Myriam Mihindou, Elena Moaty, Pistil Paeonia, Sanjeeyann Paléatchy, Annie Sprinkle & Beth Stephens, Tabita Rezaire, Aniara Rodado, Karine Rougier, Lara Wonderland, Zheng Bo.

——————————————————————————————————————–

           En 1972 est publié le rapport Meadows intitulé « Les Limites à la croissance » qui fait état d’un futur épuisement des ressources et de dangers imminents pour la planète.[1] Les auteur.es du rapport préconisent une décroissance économique et démographique pour préserver la totalité de nos écosystèmes. Suite à la parution de ce rapport aux États-Unis et en Europe, Françoise d’Eaubonne, auteure et militante (1920-2005) prend conscience d’une urgence, celle de relier les luttes féministes et écologistes. Elle parle d’écoféminisme dès 1974. Parce que les ressources planétaires et les corps des femmes subissent les mêmes exploitations, l’activiste féministe appelle à une décroissance économique, productiviste et démographique. Elle appelle à un soulèvement contre le patriarcat (« le Système Mâle ») et contre la colonisation de l’imaginaire collectif. Elle appelle à la sortie d’une logique productiviste, à une mutation profonde de nos sociétés, à un dépassement de la lutte des sexes au profit d’une prise en compte du vivant dans son ensemble. La pensée de Françoise d’Eaubonne s’allie avec celles d’activistes et théoriciennes incontournables : Wangari Muta Maathai, Maria Mies, Vandana Shiva, Starhawk, Ariel Salleh, Ynestra King, Susan Griffin, Donna Haraway, Ruth Nyambura, Emilie Hache, entre autres. Leurs actions et leurs écrits constituent les fondations de l’exposition : l’écoféminisme est un outil d’action politique, une réflexion non violente et contestataire visant à une mutation réparatrice, à l’affirmation d’une puissance et d’une résistance collectives.[2] Le mouvement politique est né dans un contexte d’urgences climatiques, économiques et sociales. La situation actuelle réclame une visibilité, une accessibilité plus forte de cette pensée qui, sur le plan artistique, génèrent des formes plurielles.

L’écoféminisme est motivé par une convergence des luttes : féministe, écologiste et décoloniale. Des combats majoritairement menés par des femmes envers un système d’oppressions et d’exploitations dont elles et la nature subissent les mêmes assignations et les mêmes violences. « À travers la redécouverte de l’histoire de la destruction croisée, au cours de la modernité, des femmes et de la nature ; à travers la reconnaissance de points de passage entre leur peur d’anéantissement devant l’utilisation du nucléaire et la peur quotidienne des femmes d’être insultées, agressées, violées ; à travers encore la prise de conscience de l’importance de fabriquer de la confiance et de l’estime de soi pour espérer répondre à cette situation de manière sensible. »[3] Les femmes et la nature sont historiquement assignées à un espace biologiquement féminin. La nature n’est pas ici envisagée dans la traditionnelle dualité nature/culture, mais comme un terrain commun pour tous les êtres vivants.[4] Un terrain dénué de toute forme de hiérarchie et donc de pouvoir les un.e.s sur les autres. Les humain.es et les non humain.es y sont pensé.es dans leurs interdépendances. Il ne s’agit pas de penser les femmes et la nature selon les dogmes du patriarcat, comme deux territoires que l’on peut coloniser, violer et maintenir silencieux, mais bien au contraire d’anéantir la vision anthropocentrée qui sépare, classe et hiérarchise les êtres. Essentialisées, les femmes sont identifiées à la nature parce qu’elles ont le pouvoir de vie ; pourtant, comme le souligne Emilie Hache : « il n’existe pas plus de gêne du repassage que du soin ou de l’instinct maternel. »[5] Il en est de même pour les émotions, la vulnérabilité, le soin ou la poésie. À l’intérieur du patriarcat, cet espace assigné « féminin » est largement dévalorisé, réduit, rendu inférieur et par conséquent dépossédé, invisibilisé et exploitable. Les écoféministes réclament l’alliance avec la nature pour s’émanciper de l’hétéropatriarcat capitaliste. « Si l’on devait choisir un geste, un mot capable d’attraper et nommer ce que font les écoféministes, ce serait reclaim, un terme que les écoféministes empruntent au vocabulaire écologique. Il signifie tout à la fois réhabiliter et se réapproprier quelque chose de détruit, de dévalorisé, et le modifier comme être modifié par cette réappropriation. Il n’y a ici, encore une fois, aucune idée de retour en arrière, mais bien plutôt celle de réparation, de régénération et d’invention ici et maintenant. »[6] Depuis le début des années 1970, elles s’engagent à enrayer une pluralité de violences par la connaissance, par un ensemble de savoir-faire et de traditions, par l’enseignement, par le soin, par la spiritualité, par la magie ou encore par l’hospitalité. Elles ont, au fil des générations, fabriqué une culture réellement inclusive basée sur le respect du vivant.

ïan larue – Fume, Licorne kawaï !- peinture, 2020.

Dès les années 1970-1980, l’écoféminisme se situe au croisement de différents combats : pacifiste, anti-impérialiste, wicca, écologiste, antiraciste, anticolonial et féministes. La structure intersectionnelle (ou polyarticulée comme l’écrit Émilie Hache) du mouvement ne permet pas une définition précise et stricte. Bien au contraire, les porosités, les antagonismes, les paradoxes, les complémentarités et les alliances font de l’écoféminisme une pensée plastique, sensible, libre et sans emprise. Les écoféministes matérialistes réclament une révolution politique pour endiguer le système dominant. Les écoféministes spiritualistes dénoncent le patriarcat monothéiste en instaurant une relation sacrée avec le vivant (Starhawk parle du « pouvoir de l’invisible, le pouvoir qui vient du dedans, le pouvoir de la Déesse immanente qui se tient lovée dans le cœur de chaque cellule de chaque être vivant, qui est l’étincelle de chaque fibre nerveuse, et la vie de chaque souffle. »).[7] Émilie Hache souligne que « les écoféministes ont fait avec la religion ce que les féministes font à la même époque avec l’anthropologie, la psychanalyse et feront un peu plus tard avec les sciences : elles en proposent une critique radicale tout en refusant de se couper de sa puissance. »[8] Ainsi, les croyances (animiste, néopaganiste ou polythéiste) invitent à prendre soin du vivant.

La figure politique de la sorcière peut se situer à l’intersection de ces courants.[9] Les sorcières entretiennent une relation sacrée avec les sols, les végétaux et le cosmos. Par la marche, la cueillette, le jardinage (notamment la permaculture), la caresse, l’écoute, le nettoyage, la méditation, le chant ou la danse, elles agissent de manière à la fois concrète et spirituelle dans leur lieu. Il s’agit alors de « considérer la nature non pas comme une ressource que nous exploitons, mais comme un lieu qui nous abrite et nous offre la vie, comme une bibliothèque vivante et inépuisable de laquelle nous apprenons. »[10] Le vivant constitue une ressource de savoirs dont le patriarcat capitaliste a privé celles et ceux qui travaillent à des systèmes alternatifs. Les écoféministes se rejoignent dans la mobilisation, la constante désobéissance au pouvoir sur, la lutte sur le terrain. La pensée militante se traduit par des actions collectives non violentes : blocages, sittings, réunions de paroles, chants, cuisine, rituels, soins, danses, cris, cuisine, enchaînements, camping, écriture (poèmes, chansons, manifestes). Les sorcières résistent contre tout ordre établi. Leurs connaissances des plantes  – de la nature d’une manière plus globale – leur confèrent une autonomie vis-à-vis de la médecine occidentale. À propos des sorcières, Starhawk – sorcière militante écoféministe – écrit : « De son pouvoir venait la capacité de guérir, de prédire le futur, de fabriquer, de créer, de chanter, de faire naître des enfants, de construire la culture. Ce lien était érotique, sensuel, charnel, car les activités de la chair n’étaient pas séparées de l’esprit immanent de la vie. »[11]

Suzanne Husky – Earth Cycle Trance, led by Starhawk, 2019 (Video 32’). Courtesy the artist. Commissioned by the 16th Istanbul Biennial / Produced with the support of Berrak & Nezih Barut / Presented with the support of Institut Français.
Le film Earth Cycle Trance (ou Tree Cycle) met en scène Starhawk, activiste, auteure écoféministe, sorcière, prêtresse. Dans le film Starhawk nous guide a travers une transe ou l’on devient le bourgeon, la feuille, ou l’on se fait dévorer par les millions de bouches de la terre, ou nous nous réduisons a l’essence de ce que nous sommes, ou nous mourons ou devenons régénération.

Lors d’une discussion avec Suzanne Husky, Starhawk décrit la version idéalisée d’un temple dédié à la Déesse : « Si je devais construire un temple de déesse maintenant, il serait rond et ovale, avec beaucoup de fenêtres sur l’extérieur. Il serait entouré de jardins magnifiques avec des arbres, des plantes médicinales et des plantes à fleurs, conçues pour fleurir toute l’année, de telle sorte que les insectes bénéfiques et pollinisateurs aient de quoi se nourrir en permanence. »[12] Le transpalette est ici envisagé comme une version possible du temple écoféministe. Un temple métaphorique aux formes douces et courbes, aux couleurs chamarrées, qui vient se lover un l’intérieur d’un white cube, d’une architecture orthonormée. À la pyramide nous préférons le cercle. Aux lignes franches et aux arêtes tranchantes, l’exposition invite à l’expérimentation d’une métaphore organique, spongieuse et poétique, celle d’un espace réfléchi d’une manière écoféministe. Un espace bienveillant et inclusif invitant à une (re)connection avec la joie et la puissance. Even the rocks reach out to kiss you devient le lieu d’un rassemblement d’engagements, d’imaginaires, de luttes, de formes pour faire exister ce temple. Elle réunit les œuvres d’artistes issu.es de cultures et de générations différentes.[13] Par la performance, la peinture, la poésie, la sculpture, la vidéo ou le tissage, ielles alimentent une définition plurielle et complexe d’un mouvement nourri des urgences du monde contemporain. Un mouvement de pensée et d’action profondément pacifiste, décolonial et anticapitaliste qui vise à l’éclatement des systèmes de domination dirigés à l’encontre d’humain.e.s encore qualifié.e.s de « minorités », d’êtres méprisés et exploités appartenant au règne animal ou végétal, des sols, des eaux et de l’air. « Faire société humaine, et plus largement construire une société du vivant est le défi de notre époque. Édifier une société qui reconnaît tous ses membres en élargissant le spectre de ceux qui appartiennent à la communauté aux étrangers, aux espèces animales et végétales, aux ancêtres disparus, à la Terre-mère, à ceux qui ne sont pas encore là. […] Elle appelle à un élargissement du politique et a pour corollaire de repenser notre manière d’habiter ce monde. »[14]

Annie Sprinkle & Beth Stephens

De Marinette Cueco à Craig Calderwood, en passant par Aniara Rodado, Balthasar Heisch, Emma Di Orio ou encore Tabita Rezaire, l’exposition propose un panorama non exhaustif de pratiques artistiques écoféministes ou envisagées comme telles. Il est ainsi question de Zones A Défendre, d’autonomie rurale, de mythologies anciennes, de sororité, de sexualités, de corps, d’activisme sorcier, de collaborations, d’animalité ou de rituels collectifs. Suzanne Husky propose une esquisse possible du temple de la Déesse, Pistil Paeonia invoque la Déesse pour proclamer les peurs et les conjurer les dominations, Elena Moaty dessine une armée intersectionnelle de sirènes, Annie Sprinkle & Beth Stephens proclament le manifeste écosexuel, Myriam Mihindou collabore avec la forêt, Odonchimeg Davaadorj multiplie les femmes-volcans, ïan Larue peint le pouvoir du dedans.[15] Suite à une résidence à Bourges, Sanjeeyann Paléatchy a pensé une installation inédite à partir de végétaux endémiques (les zoumines en créole réunionnais) récoltés dans les marais et les bois. Par le rituel, la sorcellerie, des gestes oubliés, des iconographies, ielles fabriquent des récits nouveaux, « des récits inconfortables et dérangeants au regard de l’imaginaire dominant. »[16] Ielles représentent des corps libres, puissants, hybrides, jouissants, radieux, émerveillés et conscients. Il est urgent et nécessaire de troubler et de déplacer les modes de pensées autoritaires, l’académisme, l’institution, la verticalité et tout le mépris qu’elles engendrent. Les artistes inscrit.es dans ce mouvement poétique et politique agissent avec le vivant avec l’intention de le guérir, de rendre visibles ses forces et ses vulnérabilités. Ielles participent à la diffusion de la pensée écologique qui « a à voir avec l’amour, la perte, le désespoir et la compassion. Avec la dépression et la psychose. Avec le capitalisme et ce qui pourrait exister après le capitalisme. Avec l’étonnement, l’ouverture d’esprit et l’émerveillement. Le doute, la confusion et le scepticisme. Les concepts d’espace et de temps. Le ravissement, la beauté, la laideur, le dégoût, l’ironie et la douleur. La conscience et la perception. L’idéologie et la critique. La lecture et l’écriture. La race, la classe et le genre. La sexualité. L’idée du moi et les étranges paradoxes de la subjectivité. Elle a avoir avec la société. Elle a à voir avec la coexistence. »[17] Les écoféministes visent à une transformation du monde, à la fin de toutes les outrances imposées. Ielles appellent à rêver l’obscur et s’efforcent de remettre l’imagination, le corps, la magie et l’émotion au pouvoir.

Julie Crenn, mars 2020

——————————

[1] Rapport Meadows commandé par Le Club de Rome en 1970, rédigé par une équipe de chercheur.es du M.I.T., composée de Donella Meadows, Dennis Meadows, Jorgen Randers et William W. Behrens.

[2] A propos de la non-violence, Judith Butler déclare : « On associe trop souvent la non-violence avec une position passive, une inclination au calme, mais il est possible d’être agressif et puissant sans pour autant être violent – cette posture peut être féroce. » Voir : Entretien avec Judith Butler, Bulb, 27 avril 2020.

[3] HACHE, Émilie. « Introduction : Reclaim Ecofeminism! » in Reclaim – recueil de textes écoféministes. Paris : Editions Cambourakis, 2016, p.15-16.

[4] Les écoféministes parlent la terre pour parler de la nature.

[5] HACHE, Émilie (2016), p.21.

[6] Ibid., p.23.

[7] « La vieille religion – sorcellerie, wicca, art sorcier (craft), ou, avec une définition légèrement plus étendue, paganisme ou néo-paganisme – est à la fois ancienne et d’invention récente. Ses racines remontent aux religions tribales d’avant la période judéo-chrétienne en Occident ; dans son esprit, sa forme et sa pratique, elle est apparentée aux religions amérindiennes et africaines. Ses mythes et ses symboles s’enracinent dans des cultures qui sont à la base de la naissance des civilisations : ces cultures honoraient la femme, elles étaient matricielles, centrées sur la déesse. Il ne s’agit pas d’une religion avec un dogme, une doctrine ou un livre sacré ; c’est une religion faite d’expériences, de rituels, de pratiques qui changent la conscience et réveillent le pouvoir-du-dedans. Surtout c’est une religion liée à la Déesse qui est immanente dans la nature, dans les êtres humains, dans les relations. Car la Déesse est présente, elle est éternellement inspiratrice. Et donc la sorcellerie est toujours réinventée, changeante, croissante, vivante. » – STARHAWK (Rêver l’Obscur, 2015), p.28-31.

[8] Ibid., p.35.

[9] L’exposition Even the rocks reach out to kiss you s’inscrit dans une recherche au long cours à propos des courants de pensées féministes. En 2018 fut présentée l’exposition White Blood, blue night au CAC La Traverse à Alfortville. L’exposition portait exclusivement sur l’histoire et l’iconographie des sorcières.

[10] SARR, Felwine. Habiter le monde. Québec : Mémoire d’Encrier, 2017, p.19.

[11] STARHAWK. Rêver l’Obscur – Femmes, magie et politique. Paris : Editions Cambourakis, 2015, p.29.

[12] « Le Chant unique de tout ce qui est ? Une conversation entre Starhawk et Suzanne Husky », in Narcisse ou la floraison des mondes. Bordeaux : FRAC Nouvelle Aquitaine – MECA ; Arles : Actes Sud, 2019, p.89.

[13] Le titre de l’exposition, Even the rocks reach out to kiss you (« même les rochers tendent leurs bras pour t’embrasser”), est extrait d’un poème intitulé After Healing, écrit par Ellen Greenlaw. Il a été publié à Eugene (Oregon, USA) dans le premier volume de la revue Womenspirit parue lors de l’équinoxe d’automne en 1974.

[14] SARR, Felwine (2017), p.16.

[15] « Oui, le pouvoir-du-dedans est le pouvoir du bas, de l’obscur, de la terre ; le pouvoir qui vient de notre sang, de nos vies et de notre désir passionné pour le corps vivant de l’autre. » – STARHAWK (Rêver l’Obscur, 2015, p.39)

[16] HACHE, Émilie (2016), p.18.

[17] MORTON, Timothy. La Pensée écologique. Paris : Zulma Essais, 2019, p.14-15.

——————————————————————————————————————–

Even the rocks reach out to kiss you

Transpalette – 9 octobre 2020 – 16 janvier 2021 (vernissage le 9 octobre)

Commissariat : Julie Crenn

+

Transpalette

——————————————————————————————————————–

Artistes invité.e.s : Laëtitia Bourget, Craig Calderwood, Marinette Cueco, Gaëlle Choisne, Odonchimeg Davaadorj, Emma Di Orio, Vidya Gastaldon, Lundy Grandpré, Balthazar Heisch, Suzanne Husky, ïan Larue, Nadja Verena Marcin, Myriam Mihindou, Elena Moaty, Pistil Paeonia, Sanjeeyann Paléatchy, Annie Sprinkle & Beth Stephens, Tabita Rezaire, Aniara Rodado, Karine Rougier, Lara Wonderland, Zheng Bo.

——————————————————————————————————————–

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.

%d blogueurs aiment cette page :